Malgré le cas confirmé d’Ebola à Goma, les équipes de riposte rassurent

Malgré le cas confirmé d’Ebola à Goma, les équipes de riposte rassurent

Un cas confirmé a été reporté à Goma, le 14 juillet 2019. Le patient provenait de BENI via Butembo, points chauds de cette maladie au Nord-Kivu, où il a été contaminé parce qu’il bénissait les fidèles de son église par imposition des mains. De Beni jusqu’à Goma, le pasteur a été en contact avec plusieurs personnes parce que étant dans un véhicule où il y avait 20 passagers à bord et a passé nuit dans une famille militaire à Kibumba avant d’atteindre Goma. Ce cas confirmé a effrayé la population de Goma qui ne savait à quel sein voué. Pour rassurer la population, les équipes de riposte ont multiplié leurs activités afin limiter la propagation dans cette ville de plus d’un million d’habitants.

Plus de 3 000 personnes ont été vaccinées entre le 15 et le 16 juillet 2019 par les équipes de riposte en ville de Goma. Elles ont aussi décontaminé neuf ménages où est passé le patient. L’objectif pour Dr. Yao Michel, coordonnateur de la riposte pour le compte de l’Organisation Mondiale de la santé est de retrouver toute personne qui a été en contact direct ou indirect avec le patient et les vacciner afin de limiter la propagation. Ce qui effraye dans cette situation, le patient, pasteur de son état a quitté Butembo le 11 juillet pour arriver à Goma le 14 juillet, 3 jours de suite en cours de route. Avant d’arriver à Goma, le bus qui le transportait a connu une panne à Kirumba, non loin de Butembo puis à Kibumba à une vingtaine des kilomètres de Goma où il a passé nuit avec sa mère et ses deux sœurs dans les positions militaires surplombant la ville de Goma. Dans un point de presse de ce 16 juillet à Goma, Dr. Yao Michel déclare que, la propagation peut être élevée lorsque les gens ne pratiquent pas les règles d’hygiène.

Effervescence des activités



La déclaration d’un cas confirmé vient de réveiller les activités de riposte à Goma. D’une part, la recherche active et la surveillance à base communautaire s’activent pour identifier tous les contacts et les contacts des contacts. Cette sous-commission est parvenue à découvrir que, le pasteur était accompagné de sa mère et sa sœur qui malheureusement ont traversé par bateau le lac Kivu et se trouveraient à Bukavu, dans la province sœur du Sud-Kivu où les équipes sont à leur recherche. Ces équipes ont également déniché le chauffeur et son convoyeur qui ont donné la liste de 20 passagers qui se trouvaient à bord de leur véhicule. Les équipes ont découvert ses deux amis pasteurs qui l’ont accueilli à Goma où le patient a salué les membres de leurs familles en restant dans leur salon et transportant le bébé.

Toutes ces personnes peuvent être contagieuses, une fois que les signes de la maladie commencent à se faire voir dans leur corps. Pour les épargner de toute contamination, la commission prévention et contrôle des infections, « PC » multiplie la vaccination et la désinfection des ménages. La structure sanitaire où a été interné le patient a été décontaminée, tous les ménages où serait passé le cas confirmé aussi ont été décontaminés. Car lorsqu’il est arrivé à l’hôpital, ce sont les stagiaires qui l’ont accueilli au centre de santé Afia Himbi, malheureusement, ces personnels de santé n’avaient aucun outil de protection contre les infections. Ces dernier l’ont déshabillé sans gans ni utilisé un désinfectant pour se protéger. Ces activités sont faites partout où le pasteur est passé donc, à Goma, Butembo, Kibumba comme à Kirumba.

Les défis



Plusieurs sont les défis pour protéger la ville de Goma contre cette épidémie. Le premier c’est de faire tout pour qu’un cas ne traverse pas les frontières, malgré les dispositifs sanitaires qui sont renforcés aux petites et grandes barrières. Car selon Dr. Socé Fall, Directeur adjoint chargé des urgences à l’OMS, une réunion se tiendra ce jour à Genève pour confirmer oui ou non cette épidémie est une urgence de santé publique de portée internationale. A part cela, la recherche de 15 motards qui ont transporté les quinze passagers avec qui le pasteur était dans le bus constitue autre défi énorme vue la mobilité des motards en ville de Goma. Malgré tous ces défis, le seul remède c’est d’observer les règles d’hygiène, se faire prélever la température et contacter la structure sanitaire la plus proche en cas des problèmes. Aller tôt dans les structures sanitaires on a la chance de vivre.

Dieudonné Mango