Goma : Certaines organisations victimes des préjugés

Goma : Certaines organisations victimes des préjugés

Dans la ville, les candidats se découragent avant même de postuler à des appels d’offre ou appels à la candidature pour des raisons d’appartenance ethnique ou tribale. Ils disent abandonner le processus car les sélections seraient entachées de tribalisme.

Goma étant une ville pleine des potentialités, avec la naissance des multitudes des ONG, des Asbl et des Sarl, un danger pour la population qui se fait des mauvaises illusions en construisant des stéréotypes et préjugés à l’égard de ces dernières.

Comme cela est monnaie courante pour même d’autres sociétés dans lesquelles lorsqu’un chef est d’une tribu X son entourage doit nécessairement être de son clan, sa famille et ceci amène à une réflexion démontrant que la majorité des ongs et autres sociétés de la place soient victimes des préjugés et autres formes des stéréotypes.

« Cette organisation n’est constituée que des banyabungo, je ne peux oser y postuler de peur de perde inutilement mon énergie, mes papiers et mon transport » dit Réné, une trentaine révolue faisant allusion à une organisation locale constituée en grande partie des « shi » autrement appelés « banyabungo », une des tribus du Sud Kivu.

Le fait d’observer les organisations de l’extérieur par certaines personnes, ils formulent les préjugés, par exemple pour certaines communautés, une fois en parlez à Goma, même un enfant pour ne pas exagère, doit savoir de quelle tribu appartient ce regroupement. Tous ces préjugés font à ce que les tribus puissent être visées inutilement dans une crise de confiance. « Je n’ai pas pu postuler comme inspecteur parce que je ne suis pas originaire de Rutshuru » s’est découragé Paul un jeune homme au récent concours de recrutement des inspecteurs dans l’enseignement primaire et secondaire ici au niveau de la province du Nord Kivu.

Le découragement amène au chômage …

Les différents préjugés et stéréotypes font à ce que les jeunes restent dans un chômage permanent et une paresse éternelle qui les poussent à aller dans des groupes armés et parfois même des coupeurs des routes pour ne pas parler des kidnappeurs. Pourtant, si et seulement si, ces jeunes prenaient courage et s’approchent aux responsables de ces organisations, ils pourront trouver le contraire. Prenons l’exemple de la communauté baptiste au centre de l’Afrique (CBCA) où il y a un regroupement majoritaire « nande », mais en vrai dire, il y a une hétérogénéité du personnel. Même cas pour l’enseignement où on n’a pas seulement les ressortissants de Rutshuru, la diversité y est aussi remarquée. Le fait de vous approcher de ces organisations, vous permet de vous imprégner de la réalité que des préjugés.

Dieudonné Mango