Goma : Des élèves réclament la présence des enseignants à l’école

Goma : Des élèves réclament la présence des enseignants à l’école

Avant une petite pluie de 11h ce mardi 10 novembre à Goma, des centaines des élèves en bleu-blanc, ont manifesté devant le gouvernorat.

« Nos enseignants ne viennent pas régulièrement à l’école, dans notre classe, tous les enseignants ne se présentent pas. Un seul enseignant peut venir par jour alors que nous avons plus de 7 profs qui dispensent les cours », déplore un élève dont nous taisons le nom de l’école.

Depuis la suspension de l’Etat d’urgence sanitaire en RDC, les enseignants des écoles officielles de l’État réunis dans plusieurs syndicats ont menacé de sécher les activités. Dans plusieurs écoles à Goma, les enseignants n’enseignent presque plus. Les enfants rentrent à la maison vers 9h du matin avec la même plainte : « L’instituteur n’est pas arrivé aujourd’hui ».

Bien que dans des écoles catholiques aient repris les activités ce lundi 9 novembre, après 3 semaines de grève comme dans le reste des écoles, aucun espoir n’est lu dans le chef des encadreurs des filles et garçons élèves de GOMA.

« Nous ne touchons que 180 milles francs congolais, c’est moins de 100 dollars américains. Lorsque les parents payaient, nous arrivions à réaliser des projets dans nos familles mais depuis que le Chef de l’Etat, Félix TSHISEKEDI a dit que l’enseignement est gratuit, son petit salaire ne nous suffit plus ». Explique un enseignant en grève.

Certains enseignants interrogés par caseraconte.net, disent être fier de l’action des élèves qui sont allés jusqu’au gouvernorat dans le but de réclamer leur grand droit, celui d’être éduqué. « C’est un geste de bravoure mais le gouverneur doit alors comprendre qu’il est temps qu’il s’implique si non le calendrier scolaire 2020-2021 sera difficile à gérer ».

Dans plusieurs villes de la RDC, les enseignants travaillent timidement, les élèves rentrent tristes à la maison.

Certains subissent l’exploitation économique dans leur société, ils passent des journées à faire le commerce aléatoire avec le risque des accidents et autres violations.

Ghislain Baraka