Les peuples autochtones pygmées de la RD Congo font partie des groupes vulnérables et discriminés

Les peuples autochtones pygmées de la RD Congo font partie des groupes vulnérables et discriminés

La reconnaissance, le respect et la sécurisation des droits humains des peuples autochtones n’est pas effectif africains, si pas tous. La domination des groupes ethniques ou tribaux majoritaires conduise à la discrimination et l’exclusion des groupes minoritaires et vulnérables, tels que les peuples autochtones. Cette discrimination et exclusion sociale conduit à la marginalisation qui est la principale source des violations des droits humains avec des conséquences énormes sur le plan social, économique, culturel et politique des peuples autochtones.

Les droits à l’éducation, à l’information, à la prise de décision, à la liberté d’opinion et d’expression, à la libre association, à l’identité culturelle sont indispensables à la jouissance des droits humains dans toute société. Les peuples autochtones pygmées de la RD Congo font partie des groupes vulnérables et discriminés. Ils sont avec les autres communautés de la RDC, les gardiens d’une culture riche. Leurs savoirs et leurs pratiques traditionnels ont grandement contribués à la conservation et à la gestion durable des écosystèmes forestiers du pays. Ils jouent un rôle central dans l’amélioration de la gouvernance forestière.

Malheureusement, ils sont victimes des graves discriminations et de marginalisations exercées par certains responsables et autorités politico- administratives et coutumières, agents et cadres de l’administration, mais aussi de certains leaders des communautés issues des groupes ethniques dont les bantous.

Cette marginalisation accentuée empêche la représentation ainsi que l’inclusion dans les instances de prise des décisions locales de la femme autochtone à telle enseigne que les femmes autochtones demeurent sans voix et sont toujours laissés pour compte de la société.

D’autres causes s’y ajoutent entre autres, l’ignorance des femmes autochtones, l’accès insuffisant à l’information ; le pouvoir économique réduit de la femme autochtone ; des lois discriminatoires, la sous-estimation de la femme autochtone par la communauté, l’analphabétisme, la pauvreté grandissante, les Us et coutumes rétrogradent, l’exclusion, un soutien insuffisant de la communauté locale au leadership féminin et des capacités techniques des femmes autochtones moins développées en matière de revendication des droits.

Dieudonné Mango Dieuman