RDC : AMANI SANGARA propose 6 provinces au lieu de 26 pour éradiquer la corruption

RDC : AMANI SANGARA propose 6 provinces au lieu de 26 pour éradiquer la corruption

Avec, 6 provinces, les peuples dispersés seront rassemblés, estime Didier AMANI SANGARA NTALE, ce samedi 08 août 2020 devant la presse à Goma dans l’Est de la RDC.

Pour cet analyste politique indépendant et écrivain en RDC, l’exemple des Etats Unis avec 52 Etats est adaptable au Congo et cela permettra l’auto-développement de chaque province ; « Si je prends l’exemple des Etats Unis, dont chaque Etat est représenté par deux personnes au sénat et 9 parlementaires à l’assemblée, cela revient à dire que la RDC n’a besoin que de 234 parlementaires au lieu de 101 et 52 sénateurs au lieu de 101 ».

Ce chercheur indépendant s’inquiète pour les dettes que les autorités congolaises contractent à l’extérieur pour payer beaucoup de gens au pouvoir qui selon lui consomment beaucoup de moyens pour rien. « (…) La RDC est capable de mobiliser 4, 9 milliards de dollars chaque année et c’est sans dette… Pourquoi projeter un budget de 10 milliards, un budget qui nous oblige de recourir aux aides et dettes venant de l’extérieur ? » S’interroge-t-t-il.

La plupart des partis politiques en RDC sont là pour viser les postes dans le gouvernement, ils sont prêts à tout pour gagner les élections et envoyer un grand nombre de leurs membres au Sénat, au parlement et dans différents ministères. Didier AMANI suggère aux dirigeants Congolais de sortir de ce système et de réduire le nombre des gens qui remplissent des sièges à Kinshasa (capitale de la RDC) et dont les familles vivent aux frais de l’Etat.

Dans son analyse de 7 pages parvenue à caseraconte.net, AMANI SANGARA NTALE dénonce aussi la corruption déplorée par plusieurs Congolais dans les bureaux Etatiques. Dans plusieurs structures au Nord-Kivu comme dans le reste du pays, il faut donner un pont de vin pour accéder à un service. « La justice incarne l’injustice, la corruption, le tribalisme, la magouille… le justiciable congolais ou étranger vient à la justice en tremblant, parce qu’il ne sait pas ce qui va lui arriver.

Les juges et les magistrats sont mal payés, ils sont démoralisés et vulnérables à la corruption. Même dans les rares services où l’intégrité subsistait, ils manquent de ressources pour faire leur travail correctement ».

Comment libérer la RDC de la corruption ?


« Il faut restituer le pouvoir aux vrais propriétaires », ici l’écrivain du livre Une vision pour une souveraineté autologue en RDC, souhaite que le bâton de commandement revienne aux chefs coutumiers. Ce sont les cadres des coutumes qui peuvent gérer les problèmes de leurs administrés sans rien attendre en retour. A l’exemple des Etats développés, AMANI SANGARA cite le Japon, la Belgique, le Royaume-Uni et le Maroc qui sont dirigés par des coutumiers ; roi, prince et reine…

Ces Etats sont plus développés que d’autres pays comme la RDC qui ont adopté d’autres coutumes non adaptés à leurs situations, renchérit-t-il.

Il sied de noter que la RDC a depuis mars 2020, un Etablissement public de lutte contre la corruption qui a pour objectif de lutter contre la corruption recrudescente au pays, un établissement jugé d’inefficace par plus d’un congolais.

Ghislain Baraka