Taxes et entrepreneuriat : Un paradoxe de développement

Taxes et entrepreneuriat : Un paradoxe de développement

Le bizness est un domaine auquel se livrent plusieurs Congolais. Et ce, depuis plusieurs années déjà. D’ailleurs, selon des études sérieuses de Kivu ENTREPRENEUR (une organisation responsable charge d’appuyer les projets entrepreneuriaux des jeunes congolais), la plus grande partie du PNB congolais dépend entièrement des activités à caractères entrepreneuriaux des Congolais.

La création des Entreprises à petit revenu appelées aussi PME (Petite et Moyenne Entreprise) et celles à grand revenu y a pris de l’ampleur depuis le milieu de la décennie 2000. Des entreprises commerciales (Magasins, grandes boutiques…) aux entreprises sanitaires (comme les centres de santé…) en passant par les entreprises de sécurité (agence de sécurité privée) ont vu le jour.

Mais le problème et non des moindres se pose. Celui de la sur taxation. Sur les terrains, les taxes sont exagérément nombreuses et restent également obligatoires. Cela commencé de la création de l’entreprise à l’exercice et la vente de ses produits. Du coup, au bout de quelques mois à peine, la plupart si pas la majorité de ces ambitieux entrepreneurs se voient claquer la porte de leur entreprise par manque de moyen suffisant pour couvrir toute la panoplie des taxes leur exigées… par les autorités.

Illustrations

Pour une entreprise congolaise dont la production annuelle des services vaut 3000 dollars américains (à noter que la plupart possèdent un budget inférieur), l’exigence permanente de payer les taxes est évaluée à au moins 2000 dollars américains. Ce qui laisse une marge (assez ironique) de 1000 dollars américains. Mais en y ajoutant toutes les autres charges et dépenses relatives au fonctionnement de l’entreprise (loyer, électricité, eau, transport, communication…), la somme restante de 1000 dollars n’est qu’une graine de poussière face à tout cela et le bénéfice est quasi inexistant.
Ainsi, les entrepreneurs n’ont d’autres choix que d’abandonner leur projet qui jadis pourrait contribuer au développement économique du pays et aussi à la réduction tant soit peu du chômage.

Possible solution


Certains acteurs politiques et économiques oublis ou ne savent pas que les taxes ont été créées en primitif dans les pays européens pour pallier au déficit des ressources servant de financement de leurs budgets nationaux.

Mais nous tous en commun accord, savons que la République Démocratique du Congo est le pays dont la richesse en matières premières n’équivaut à aucun autre sur la planète (elle est estimée à plus de 24 000 milliards de dollars américains). Ainsi donc, une bonne exploitation de ces ressources remplirait suffisamment (et sans l’ombre d’un doute) les caisses de l’État et du coup, ce système de taxation des entreprises n’aurait plus de place en RDC. En effet, les ressources naturelles du sous-sol (sans compter les ressources de la faune et de la flore) devront à elles seules financer le budget national du pays.
Il est de sens de reconnaitre que des avancées (assez surprenantes) ont été faites depuis 10 maintenant. Mais ceci reste paradoxalement insuffisant et de plus en plus, les entrepreneures suffoquent.

Pour ce faire, en attendant une mise en place des lois et des stratégies citées ci-haut, il est important de rappeler aux autorités chargées du domaine de taxation de réduire en conséquence le nombre des taxes actives (relatives aux PME) actuellement dans notre pays. Sinon, le social des citoyens continuera de tomber dans un trou sans fin. .

Par Patient BAGABO